Lettres de Chopin Et de George Sand, 1836-1839

Category: Livres,Romans et littérature,Correspondances et mémoires

Lettres de Chopin Et de George Sand, 1836-1839 Details

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Reviews

Dans ce livre, nous n'assistons pas à une correspondance directe entre George Sand et Chopin. La plupart du temps, Chopin écrit à Julien Fontana pour régler quelques problèmes financiers liés à ses préludes notamment ou pour parler de l'Espagne et de sa santé tandis que G.Sand s'adresse à la comtesse Marliani entre autre. Les destinataires changent.L'un et l'autre parlent cependant de leur relation amoureuse à un tiers et de l'Espagne.Ces révélations qui nous plongent directement dans la vie des artistes sont parfois très intéressantes. J'ai particulièrement apprécié la lettre de G.Sand à Albert Grzymala où elle évoque son amour naissant pour Frédéric Chopin et s'interroge sur les fiançailles du compositeur avec Marie Wodzinska. Elle demande des conseils à son ami mais n'a pas froid aux yeux: "Cette personne qu'il veut [en l'occurrence Marie Wodzinska], ou croit devoir aimer, est-elle propre à faire son bonheur, ou bien doit-elle augmenter ses souffrances et ses tristesses? [...]Je demande à savoir laquelle de nous deux il faut qu'il oublie ou abandonne pour son repos, pour son bonheur, pour sa vie enfin, qui me paraît trop chancelante et trop frêle pour résister à de grandes douleurs." Et d'ajouter un peu plus loin: "Je crois que notre amour ne peut durer que dans les conditions où il est né, c'est-à-dire de temps en temps, quand un bon vent nous ramènera l'un vers l'autre, nous irons encore faire une course dans les étoiles et puis nous nous quitterons pour marcher à terre, car nous sommes des enfants de la terre et Dieu n'a pas permis que nous y accomplissions notre pélerinage côte à côte."A ces quelques réflexions sur l'amour et la sensibilité du compositeur s'ajoutent des remarques sur les Espagnols très virulentes. En effet, Chopin ayant attrapé une forte toux en raison des conditions de vie et de la forte humidité était vu par les habitants comme tuberculeux. G.Sand raconte qu'au moment de rejoindre Marseille, ils avaient fait une halte dans une auberge espagnole et l'hôte avait exigé que les deux aventuriers paient le prix du lit: il fallait le brûler car Chopin était à coup sûr tuberculeux. S'ils ont aimé le paysage, ils n'ont pu s'intégrer et gardent un goût amer de leur relation furtive avec le peuple espagnol trop suspicieux.J'ai aimé cette correspondance qui nous rapproche du quotidien des deux artistes. Plusieurs anecdotes présentent un intérêt pour ceux qui aiment l'art de l'un et de l'autre.